Depuis avril 2014, Checkinatwork impose l'enregistrement des présences sur certains chantiers. Dans les faits, beaucoup d'entreprises ont organisé cette obligation depuis l'administration : on savait qui allait où, on encodait à l'avance, et le chantier n'avait rien à faire.
Ce fonctionnement arrive à son terme. La loi-programme du 30 mai 2026, publiée au Moniteur belge le 1ᵉʳ juin 2026, étend l'obligation d'enregistrement « in » et « out » aux travaux immobiliers, à l'exception des activités de nettoyage, ainsi qu'à la livraison de béton prêt à l'emploi. L'obligation vise les chantiers dont le montant total des travaux est égal ou supérieur à 500.000 euros hors TVA, et elle entre en vigueur le 1ᵉʳ avril 2027.
Ce que dit le texte
Trois éléments méritent d'être lus attentivement, parce qu'ils déterminent l'organisation à mettre en place.
L'entrée et la sortie. L'ONSS est explicite : « L'enregistrement "in" doit se faire lorsque la personne qui exécute les travaux commence à travailler. L'enregistrement "out" doit se faire à la fin de la prestation. » Ce n'est plus un pointage unique en début de journée, mais deux enregistrements par prestation.
Par la personne elle-même, en temps réel. L'ONSS écrit noir sur blanc : « vous enregistrez votre propre présence sur le lieu de prestation, en temps réel », et précise à destination des employeurs que « vous n'êtes pas autorisé à enregistrer vos collaborateurs. Ces enregistrements doivent être réalisés par les personnes concernées ». L'enregistrement préalable et groupé n'est donc plus une option. Cela vaut pour les salariés, les indépendants, les intérimaires et les stagiaires.
La position sur le lieu de travail. L'ONSS invite l'utilisateur à « activer l'accès à votre géolocalisation pour permettre à Check In and Out at Work d'enregistrer automatiquement votre position sur le lieu de travail ». L'enregistrement cesse d'être une écriture administrative pour devenir la trace d'une présence physique.
Le déplacement n'est pas juridique, il est organisationnel
Ce que l'entreprise perd n'est pas une case à cocher, c'est un point de centralisation. Une déclaration anticipée pouvait être faite par une ou deux personnes au bureau pour l'ensemble des équipes. Une déclaration prise en temps réel sur le lieu de prestation ne peut être faite que par celui qui y est.
L'obligation descend donc sur chaque ouvrier et chaque sous-traitant, plusieurs fois par jour. Et ce qui se rattrapait le soir ou le vendredi ne se rattrape plus.
À partir de là, tout se joue sur un seul point : le geste demandé à l'homme de terrain. S'il faut chercher un QR code sur une bâche, ouvrir une application qui ne sert qu'à ça, ou retaper le nom du chantier, l'enregistrement se fera les premières semaines, puis de moins en moins.
Ce que le nettoyage nous a appris
Le secteur du nettoyage vit cette obligation depuis le 1ᵉʳ septembre 2024, avec des équipes qui enchaînent plusieurs sites par jour. Nous y avons déployé la déclaration de présence, et la conclusion tient en une phrase : l'enregistrement doit se faire là où le travailleur regarde déjà, et ne rien lui demander de plus que ce qu'il connaît.
C'est ce principe que nous transposons au bâtiment.
Deux gestes, pas trois
Dans T-REPORT, l'ouvrier ouvre l'application et voit son planning du jour. Le chantier y figure déjà, avec son adresse et ses horaires. Il valide son arrivée en un geste, sa sortie de la même manière.
Quand l'intervention n'était pas planifiée, ce qui arrive tous les jours, il sélectionne le projet dans la liste. Rien à taper, rien à chercher.
Dans les deux cas, la position est prise et transmise avec l'enregistrement, et le récépissé revient dans l'application. Le chef de chantier et le bureau voient immédiatement ce qui est parti et ce qui manque.
Quand les mains sont prises
Un ouvrier avec des gants, une charge ou une machine ne sortira pas son téléphone quatre fois par jour. Nous avons donc développé une version pour montre connectée : le chantier du jour, un bouton, un appui pour entrer, un appui pour sortir.
La montre couvre aussi les situations réelles du terrain : le démarrage sur un autre projet en cours de journée, la note vocale dictée au poignet plutôt qu'un rapport rédigé le soir, et la relance automatique quand une prestation reste ouverte parce que quelqu'un a oublié de clôturer.
Enfin, ces enregistrements ne servent pas uniquement à être en règle. Ce sont les mêmes heures qui alimentent le suivi des prestations, l'imputation sur les projets et la préparation de la paie. Ce que le terrain saisit une fois ressort au bon endroit, sans réencodage.
Rendez-vous le 26 août à Ciney
T-REPORT est partenaire du Business Speed Dating de Building Culture, le mercredi 26 août 2026, au cœur de l'entreprise Ronveaux (Wanty) à Ciney, pour la 5ᵉ édition du forum namurois des décideurs de l'immobilier et de la construction.
Le programme commence à 13h30 par l'accueil et les visites guidées du site, se poursuit à 15h00 par la conférence consacrée à l'accès à la puissance, puis à 16h30 par le Business Speed Dating, avant le talk de 18h00, le débat de 18h15 et la Building Culture Night à 19h00.
Nous y installons notre borne tactile. Pas de présentation : vous prenez le téléphone et la montre, vous faites vous-même un check-in et un check-out, et vous jugez en deux minutes si le système tient sur vos chantiers. Un cas particulier à tester, sous-traitance en cascade, chantier sans réseau, équipe qui change de site en cours de journée ? Dites-le sur place, nous le ferons devant vous.
D'autres articles qui pourraient vous plaire.
Prêt à récupérer des heures chaque semaine ?
Nous nous déplaçons en personne gratuitement pour vous montrer comment T-Report pourrait s'intégrer dans votre entreprise.


.png)





.png)

.png)
